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Philbert I de Parseval (1696-1766)

Ecuyer
Conseiller Secrétaire du Roi, Maison, Couronne de France et de ses Finance
Fermier Général de Sa Majesté
Seigneur de la Goubaudière, Frileuse et Gonneville
Bourgeois de Paris

Biographie

adaptée des livres de famille

Philbert I de Parseval est l'auteur de la tige de la branche des fermiers généraux, elle-même issue de la branche de la Chevallerie dont l'auteur fut Pierre I de Parseval.

Ayant été anobli par sa nomination à un office de secrétaire du Roi, il était qualifié Ecuyer, Seigneur de la Goubaudière, Frileuse et Gonneville. Il était bourgeois de Paris.

Entré dans la magistrature, il fut pourvu en 1721 de l'office de conseiller procureur du Roi aux sièges présidiaux et royaux de Bellême et la Perrière, puis celui de président et, cojointement, de ceux de lieutenant général civil et criminel des mêmes sièges, enfin, en 1740, de l'office de commissaire enquêteur et examinateur du baillage du Perche à Bellême.

Peu de temps après, tout en conservant ces différentes charges, il entra dans les finances, où il était attiré par l'intendant Fagon, conseiller d'état, son ami. C'est à ce moment là qu'il acquit deux actions dans la compagnie Charles Adams, qui devint la manufacture royale de Sèvres. En 1751, il obtint sa nomination à un office de conseiller secrètaire du Roi, Maison, Courone de France et de ses finances. Sous fermier des aides en Lorraine de 1755 à 1757, il devint en 1757, l'un des fermiers généraux de Sa Majesté.

Philbert I de Parseval est, à certains points de vue, un des membres marquants de la famille. Les situations qu'il occupa dans les finances lui donnèrent l'occasion d'acquérir très honorablement une assez belle fortune. Par sa nomination à un office de secrètaire du Roi, dont il était encore titulaire au jour de son décès, il passa et fit passer ses descendants du rang des notables dans les rangs de la noblesse héréditaire.

Outre le château et la terre de Gonneville et ses divers fiefs du Perche, il possédait une maison de campagne à Suresnes. A Paris, sa résidence la plus fréquente, il habitait l'ancien Hôtel Bignon, fort belle et vaste habitation située à l'angle de la rue des Filles-Saint-Thomas et de la rue Vivienne.

Il avait épousé en premières noces à Nogent-le-Rotrou, le 9 septembre 1721, Françoise-Renée Marenne, née à Nogent-le-Rotrou le 31 janvier 1696, morte au même lieu le 23 septembre 1733. Devenu veuf, il épousa en secondes noces, à Paris, le 19 août 1740, Elisabeth-Françoise Ferrand. Elle mourut à Paris, en août 1750. De ces deux unions naquirent onze enfants, dont Pierre et François-Philbert qui poursuivent la branche des fermiers généraux (de courtes notices biographiques sur les autres enfants peuvent être consultées dans le tableau généalogique de Philbert de Parseval ici).

Pierre V (1724-1782), Sieur de Pont, qui continue la branche de la Chevallerie et des Fermiers Généraux et est la tige de la branche de Pont, Ecuyer, Seigneur de Gonneville et de Frileuse. Entré dans les finances où la situation de son père lui promettait une carrière honorable, il fut, du vivant de celui-ci, intéressé dans les affaires du Roi, puis Directeur des Fermes ; après la mort de son père, survenue en 1766, il lui succéda dans sa place de Fermier Général et remplit en cette qualité les fonctions de Correspondant de la régie des Tabacs pour la province de Lorraine. Il était membre du Comité pour l'amélioration de la régie du tabac dans le royaume ; il était aussi Administrateur de l'Hôtel-Dieu de Paris, de l'Hôtel Royal des Incurables et de l'Hôpital Royal des Quinze-Vingts. Outre ses fiefs de Gonneville et Frileuse, il possédait une maison de campagne à Montrouge ; à Paris, sa résidence la plus fréquente, il habitait un bel hôtel rue Sainte-Anne. Il avait épousé en premières noces à Paris, en novembre 1751, Marie-Madeleine Huguet de Montaran dont il n'eut pas d'enfants. Devenu veuf, Pierre V de Parseval épousa en secondes noces à Paris, le 16 février 1757, Anne-Henriette André de La Guerch, dont il eut 7 enfants. Elle mourut à Crépy-en-Valois à l'âge de 82 ans le 16 mars 1810. C'était une femme de coeur, extrêmement bonne et dévouée. Elle éleva comme ses propres enfants les deux fils et la fille de son beau-frère François-Philbert de Parseval-Fontaine, restés orphelins dans un âge encore tendre. Son souvenir a été pieusement conservé par ses nombreux descendants.

François-Philbert (1726-1779), Sieur de Fontaine, Ecuyer, Seigneur de Perthuis, Conflans, Montmartin et autres lieux. Comme son frère aîné, il était intéressé dans les affaires du Roi, et fit partie de l'administration des finances dans la ferme générale sans toutefois devenir fermier général. Il avait épousé à Paris, en 1762 ou 1763, Marie Anne Sophie Potor, morte au château du Perthuis le 4 septembre 1774, et dont il aura trois enfants. On retiendra de François-Philbert la magnifique chaise à porteurs Louis XV qu'il utilisait à cette époque (voir ci-contre). Cette chaise fut exposé par Madame la Duchesse de Trévise au salon de Paris en 1900 dans la section consacrée à la carosserie rétrospective.

Sources